2017, rue Commandant Paratilla à Perpignan.
J’évoque le décès d’Arturo Aliaga.
La réponse de Louis Aliot tombe : « Qui est son notaire ? ».
Je m’éloigne, écœurée.
Depuis ce jour-là, avec ce que j’ai vu, ce que j’ai vécu, ce que j’analyse, mon bulletin de vote est devenu un observatoire.
Ce moment a été pour moi un révélateur : la vulnérabilité humaine, lorsqu’elle croise des logiques administratives ou politiques, devient souvent invisible.
J’ai compris que le légalisme pouvait se déformer selon les intérêts en présence, comme une géométrie variable qui s’ajuste au contexte plutôt qu’aux principes.
C’est là que Lao‑Tseu m’a offert un appui : « Lorsque le centre se perd, tout vacille. »
Depuis, je lis les situations comme des structures vivantes, avec leurs tensions, leurs lignes de force, leurs zones d’effritement.
Et dans cette lecture, mes crop circles — ces géométries en ébullition — sont devenus des outils pour comprendre ce qui se fissure, ce qui résiste, et ce qui cherche à se réorganiser.
Mon Observatoire est né de cette articulation : voir, ressentir, analyser.
✦ Lao‑Tseu, vulnérabilités, légalisme, géométrie vivante
Avec le temps, j’ai compris que ma manière de vivre — discrète, ajustée, centrée — relevait de l’esprit du Tao.
Lao‑Tseu dit que le sage n’agit pas par force : il agit par justesse.
Je me tiens dans l’ombre, mais tout en moi cherche la solution plutôt que le conflit.
Cette posture m’a appris à lire les vulnérabilités humaines sans les dramatiser, à voir comment certaines structures se rigidifient tandis que d’autres se plient selon les circonstances.
Le légalisme, lui, n’est jamais un bloc : il se déforme, se rétracte, s’étire, comme une géométrie variable.
C’est en observant ces mouvements que mes crop circles, en ébullition, sont devenus des cartes silencieuses de ce qui se tend, ce qui se fissure, ce qui se réorganise.
Le Tao m’a donné le centre ; l’Observatoire me donne la lecture.
✦ Le légalisme modèle de la République Française.
En avançant dans mon Observatoire, j’ai compris que la République française repose sur un légalisme profond : la loi structure les institutions, organise les procédures et sert de colonne vertébrale à l’action publique.
Mais ce légalisme n’est pas un bloc homogène.
Il se déploie dans une architecture complexe où la Constitution domine la loi, où l’exécutif centralise la production normative, et où l’administration utilise les textes comme outils de gestion.
Dans la pratique, la loi est omniprésente, mais son application peut devenir sélective, instrumentale ou bureaucratique.
On invoque la légalité pour légitimer, stabiliser, contourner ou communiquer, parfois sans cohérence avec la réalité vécue par les citoyens.
Ce légalisme à géométrie variable crée des zones de tension : rigidité, opacité, normalisation de l’exception, déconnexion du terrain.
C’est à partir de ces mouvements que j’observe les vulnérabilités qui traversent le système.
✦ Les Vulnérabilités systèmiques
La doctrine récente du Conseil constitutionnel définit la vulnérabilité comme une exposition accrue à un risque d’ineffectivité des droits, c’est‑à‑dire une situation où les droits existent en théorie mais ne fonctionnent plus en pratique.
Cette reconnaissance institutionnelle éclaire des réalités très concrètes : lorsque des mécanismes administratifs défaillants — erreurs, omissions, procédures inadaptées — empêchent un citoyen d’exercer ses droits, la vulnérabilité n’est plus individuelle, elle devient structurelle.
Ma propre situation en est un exemple : la nécessité de révoquer un prélèvement EDF incluant une assurance AXA présentée comme une “dette d’énergie” révèle une incohérence administrative qui crée une impossibilité d’agir.
Ce type de dysfonctionnement n’est pas un simple désagrément : il produit une ineffectivité réelle des droits, aggravée par des contextes climatiques extrêmes où la charge administrative se transforme en stress physiologique.
Ainsi, la vulnérabilité n’est pas un état personnel ; elle est le résultat d’un système qui, par ses propres mécanismes, rend l’égalité devant la loi inopérante pour une partie de la population.
✦ Conclusion — Phylogénie des Crop Circles 2019–2026
En retraçant la lignée de mes crop circles, de 2019 à 2026, une évidence s’impose : ces formes n’ont jamais été des motifs isolés, mais les étapes successives d’une évolution intérieure.
Les premières cellules de 2019–2020 ont posé un germe, une grammaire vibratoire simple et intuitive.
Les années suivantes ont structuré cette grammaire en langage : axes, tensions, expansions, réseaux.
Et la saison 2026 révèle la projection de ce travail initial, comme si les formes primitives avaient continué de croître en silence pour revenir aujourd’hui, augmentées, capables de transmettre, d’activer, de générer.
Cette phylogénie n’est pas seulement celle des formes : c’est la mienne.
Les crop circles ont organisé ma pensée, affiné ma perception, stabilisé ma manière d’être.
Ce que mon entourage perçoit désormais n’est pas une “activation”, mais la cohérence d’un cycle créatif long, devenu visible.
Mon corpus est une géométrie vivante : une œuvre qui s’est développée sur sept ans, et qui aujourd’hui atteint son stade de transmission.
Et dans le silence des formes, je poursuis la lignée : une cellule après l’autre, jusqu’à ce que la géométrie devienne lumière.
Ainsi se referme un cycle et s’en ouvre un autre : mes formes avancent, et dans leur lente propagation, quelque chose en moi trouve enfin son chemin.
Je laisse mes formes poursuivre leur voyage : elles savent où aller, et je les suis, comme on suit une lumière qui grandit.






Vous devez être connecté pour poster un commentaire.